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Massage Ayruvédique

Les origines de l’Āyurveda

L’Āyurveda est dit nityam et apurusheyam (littéralement : « éternel et non-créé par l’humain »). Il a été conservé dans ses grands principes malgré les influences étrangères (grecques, chinoises, perses, tibétaines). Ce système est tombé en désuétude pendant plusieurs siècles à la suite des invasions musulmanes au nord de l’Inde à partir du VIIIe siècle. Parallèlement à la Renaissance en Europe, l’Āyurvéda est réapparu. Avec les différentes colonialisations européennes, surtout britannique, cette médecine a subi de nombreuses pressions, et fut interdite par les Anglais. C’est seulement avec l’Indépendance en 1947, sous l’influence du Mahatma Gandhi, que l’Āyurveda a de nouveau été reconnu. Aujourd’hui, l’Āyurveda semble susciter plus d’intérêt pour son approche du bien-être holistique que pour son aspect médical (ce dernier se développe de plus en plus et la recherche médicale est en cours).

Principes généraux

L’utilisation du mot Veda, qui signifie Connaissance, indique l’importance de l’Āyurveda en Inde. L’Āyurveda propose un bien-être durable dans la vie, tant individuelle que familiale et sociale. Elle replace l’homme dans sa dimension à la fois physique et spirituelle. Elle considère que toutes les maladies affectent en même temps le corps, l’âme et l’esprit. Elle ne traite donc jamais l’un sans les deux autres.

L’Āyurveda croit en l’existence de cinq grands éléments (en devanāgarī : पन्छतत्व ; la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace), formant l’univers, y compris le corps humain. L’Āyurveda croit en l’équilibre de trois « humeurs » ou dosha (en devanāgarī : त्रिदॊश्) :

Ces éléments sont présents à des degrés différents chez chaque individu. Cette doctrine des trois dosha, est primordiale. Le(s) dosha(s) dominant chez l’individu détermine(nt) ses tendances, ses faiblesses et conseille un style de vie, notamment un régime qui lui est bénéfique, en l’harmonisant avec l’univers.

Le massage

Le massage sous forme d’oléation, abhyanga, est donné au corps préalablement à ces thérapies spécifiques mais ne constitue pas une thérapie d’une puissance comparable aux techniques du Panchakarma, contrairement à l’idée répandue actuellement en Occident. Il est destiné à drainer les toxines vers le système digestif et donc à favoriser l’élimination pour permettre aux techniques du Panchakarma de déployer tous leurs effets. Charaka, considéré comme le père de l’Āyurveda, déclare que le massage est akarma (a : privatif, karma : action) et n’a pas d’action  » thérapeutique » dans le sens du Pancha « karma ». Ce sera principalement l’usage des huiles médicinales (phytothérapie par voie externe) qui déterminera l’effet thérapeutique de l’abhyanga.

Aucune formation d’État en massothérapie clinique, aucun diplôme d’État de massothérapeute ayurvédique n’est délivré par les Universités ayurvédiques d’État, en Inde. Il n’y a aucun chapitre sur une massothérapie clinique dans aucun traité ayurvédique.

Il existe de nombreux « centres de cures ayurvédiques » non reconnus par l’Ordre des Médecins. Il est recommandé de se référer à des autorités légales et compétentes du Ministère indien de la Santé. L’Āyurveda est, comme toute médecine, définie et protégée par des lois.

Le massage et les soins ayurvédiques n’ont, à l’origine, pas une vocation relaxante mais curative. À l’instar des plantes, ils visent à rééquilibrer un terrain, à nourrir ou à dé-saturer, à ôter des tensions, à relâcher le mental…

 

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